Scènes de genre
Portraits imaginaires
Aquarelles + Tolkien
Catalogue
Actualité
Informations
Liens
Expo amis
14 - L'Envol d'Icare - Huile sur toile - 90 x 60 (05- 2006)
__ __
----


Symboles

Le tableau reprend quelques symboles puisés dans la mythologie grecque:

- Le labyrinthe. A l'origine construit en Crète à la demande de Minos par l'ingénieur Dédale, le père d'Icare. Le labyrinthe est l'icône de la vie. Son centre, c'est-à-dire notre centre est habité par la Bête, le Minotaure, le mangeur d'homme, la force brutale et aveugle. Il n'y a pas d'autre choix que de l'affronter dans un face à face, le tuer ou se faire tuer par lui. Le chemin qui y mène est complexe, les voies d'égarement sont nombreuses, il faut tâtonner, se tromper, revenir sur ses pas, corriger le parcours. Lorsque nous dépistons la Bête (nos erreurs, nos mensonges, nos illusions, nos fausses croyances...) il nous faut l'affronter et la détruire, ensuite revenir vers le monde réel et le parcourir, débarrasé de tout ce qui a été illusoire. Attitude adulte et responsable à l'opposé de celle qui nous pousse à rejeter nos difficultés sur les autres.

- Les cornes du taureau figurent à l'avant-plan à gauche, annonce de la Bête qui habite le centre. En bas vers le milieu trône le sphinx, un autre dévoreur, un gardien du seuil. Une différence toutefois avec le taureau, il ne dévore que si nous ne répondons pas à son énigme. Nous connaissons la question: quel est l'animal qui le matin marche à quatre pattes, le midi à deux pattes et le soir à trois pattes. La réponse est l'homme, bébé au matin de sa vie, ensuite adulte, puis vieillard avec sa canne ou son bâton. Cette réponse signifie qu'il nous faut connaître le programme ontologique de notre destinée, l'homme ou mieux, l'Homme qu'il nous faut accomplir. Si nous ne gardons pas à l'esprit cette perspective, les difficultés que nous rencontrons dans notre vie ont pour effet de nous détruire et peut-être même de nous tuer. La bonne réponse nous conduit vers un parcours d'expériences de maturation qui nous amènera à une vision de nous-même et du monde qui va bien au-delà de nos références construites sur la dualité: c'est bien, c'est mal, c'est juste, c'est faux...

- Icare, en haut à droite, comme nous prisonnier de son labyrinthe, c'est-à-dire de ses constructions mentales, ambitionne d'atteindre son accomplissement sans passer par les épreuves nécessaires. Inconscient de cela, il emprunte la voie directe vers la lumière et s'y brûle les ailes.

Mon labyrinthe présente des aspects intemporels où se mêlent des architectures qui peuvent évoquer celles de Babylone, de Breughel, de Gaudi ou Horta, etc. Il couvre des époques et des lieux divers, son sens reste universel, il est donc aussi très contemporain, même si le sens du symbole a malheureusement tendance à être oublié alors qu'il nous parle de notre être essentiel. Signe que l'accessoire ou l'inutile a pris plus d'importance que l'essentiel.