Symboles
Le
tableau reprend quelques symboles puisés dans la mythologie
grecque:
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Le labyrinthe. A l'origine construit en Crète
à la demande de Minos par l'ingénieur Dédale,
le père d'Icare. Le labyrinthe est
l'icône de la vie. Son centre, c'est-à-dire notre
centre est habité par la Bête, le Minotaure,
le mangeur d'homme, la force brutale et aveugle. Il n'y a
pas d'autre choix que de l'affronter dans un face à
face, le tuer ou se faire tuer par lui. Le chemin qui y mène
est complexe, les voies d'égarement sont nombreuses,
il faut tâtonner, se tromper, revenir sur ses pas, corriger
le parcours. Lorsque nous dépistons la Bête (nos
erreurs, nos mensonges, nos illusions, nos fausses croyances...)
il nous faut l'affronter et la détruire, ensuite revenir
vers le monde réel et le parcourir, débarrasé
de tout ce qui a été illusoire. Attitude adulte
et responsable à l'opposé de celle qui nous
pousse à rejeter nos difficultés sur les autres.
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Les cornes du taureau figurent à l'avant-plan
à gauche, annonce de la Bête qui habite le centre.
En bas vers le milieu trône le sphinx, un autre
dévoreur, un gardien du seuil. Une différence
toutefois avec le taureau, il ne dévore que si nous
ne répondons pas à son énigme. Nous connaissons
la question: quel est l'animal qui le matin marche à
quatre pattes, le midi à deux pattes et le soir à
trois pattes. La réponse est l'homme, bébé
au matin de sa vie, ensuite adulte, puis vieillard avec sa
canne ou son bâton. Cette réponse signifie qu'il
nous faut connaître le programme ontologique de notre
destinée, l'homme ou mieux, l'Homme qu'il nous faut
accomplir. Si nous ne gardons pas à l'esprit cette
perspective, les difficultés que nous rencontrons dans
notre vie ont pour effet de nous détruire et peut-être
même de nous tuer. La bonne réponse nous conduit
vers un parcours d'expériences de maturation qui nous
amènera à une vision de nous-même et du
monde qui va bien au-delà de nos références
construites sur la dualité: c'est bien, c'est mal,
c'est juste, c'est faux...
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Icare, en haut à droite, comme
nous prisonnier de son labyrinthe, c'est-à-dire de
ses constructions mentales, ambitionne d'atteindre son accomplissement
sans passer par les épreuves nécessaires. Inconscient
de cela, il emprunte la voie directe vers la lumière
et s'y brûle les ailes.
Mon
labyrinthe présente des aspects intemporels où
se mêlent des architectures qui peuvent évoquer
celles de Babylone, de Breughel, de Gaudi ou Horta, etc. Il
couvre des époques et des lieux divers, son sens reste
universel, il est donc aussi très contemporain, même
si le sens du symbole a malheureusement tendance à
être oublié alors qu'il nous parle de notre être
essentiel. Signe que l'accessoire ou l'inutile a pris plus
d'importance que l'essentiel.